Les pivoines sauvages de la montagne de Palle

A 8 h, sur le parking de Cruis, ce ne sont que six randonneuses et un randonneur qui démarrent dans deux voitures pour aller découvrir les pivoines sauvages.

Il fait un temps superbe. Les voitures se dirigent vers Montfroc, enclave de la Drôme dans la vallée du Jabron et, une fois arrivées dans ce charmant village, prennent la direction de la ferme de Lapierre située à 1100 m d’altitude, appartenant à l’écrivain-paysan, André Bucher.

Hélène, notre meneuse, l’avait contacté la veille, afin de lui faire part de notre venue et lui demander si nous pouvions nous garer dans sa propriété, ce qui nous évitait plusieurs centaines de mètres de dénivelé. Très appréciable car il nous en restait encore 540 mètres.

Nous sommes donc partis de la ferme par un sentier bordé de beaux arbres, nous sommes élevés doucement en traversant leur propriété et nous sommes arrivés à la hauteur des 4 ou 5 chiens, bergers d’Anatolie, qui surveillaient le troupeau de moutons. Heureusement que Madame Bucher nous avait dit qu’ils n’étaient pas méchants car sans cet information nous aurions été tentés de rebrousser chemin. Ils aboyaient bien sûr bruyamment mais nous ont laissé passer tranquillement. Nous leur avons parlé. A croire qu’ils nous ont compris !

Après le paysage printanier du versant nord de la Montagne de Lure, ayant passé le Col des Chaux nous nous sommes retrouvés face à la vallée de La Méouge et ses pics enneigés en arrière fond coté sud tandis que le Ventoux montrait son nez coté ouest.

Nous avons continué, tantôt sur du plat, tantôt montant et tantôt descendant, poussés par un léger vent frais et avons rencontré rapidement outre de plusieurs variétés de fleurs de toutes couleurs, de nombreuses touffes de pivoines sauvages. Certaines étaient encore en bouton, d’autres déjà bien écloses. Elles étaient bien sûr de couleur rouge, foncées en boutons, et s’éclaircissaient au fur et à mesure qu’elles s’ouvraient. De nombreuses photos ont été prises de la pivoine sous tous ces angles et à toutes ses étapes. Nous étions fasciné Une question est restée pour nous sans réponse comment originaire de chine la pivoine sauvage a colonisé les pentes de la montagne de Palle

Nous nous sommes décidés à pique-niquer au niveau de la combe de Nody vers 12 h 30, dans un endroit confortable et abrité du vent avec une touffe de pivoine en centre de table si l’on peut dire. Il nous restait encore un bon chemin à parcourir. Nous nous étions souvent arrêtés. La pause déjeuner nous a donné les forces nécessaires et nous n’avons pas hésité à prendre la montée pour rejoindre la combe de Thoron et reprendre un chemin de retour différent de l’aller mais toujours entourés de fleurs et de magnifiques paysages.

Arrivés aux voitures, nous avons regagné Peipin afin de prendre le pot rituel, cette fois-ci en terrasse.

Merci Hélène pour cette agréable journée et rendez-vous mardi prochain, 1er juin, pour une ballade facile à Prads.